Journal du confinement

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L’écriture au temps du confinement

Rapidement après l’annonce de la crise sanitaire qui nous frappait en mars, on nous informa qu’il allait falloir rester chez soi. Parce qu’être confiné, c’est ça : se regarder dans la glace pendant des jours successivement et faire son examen de conscience.

De là, débuta pour certains un chemin de croix, pour d’autres une hilarante partie de cache-cache avec soi-même. Psychologie active et reproduite au fil des jours, nous voilà en train de surfer sur une vague déferlante qui inonda les réseaux sociaux : le témoignage d’une expérience dont on est un·e héros·roïne.

Le titre serait “Ma vie de confinée“.

Ok, une nouvelle œuvre d’art littéraire est née, je vous l’accorde : le journal du confinement. Mais je crois que la réussite de cette expérience réside dans la spontanéité de l’écriture. C’est en tout cas ma vision des choses.

Me voilà certains jours, spontanément donc, en train de dégainer mon téléphone portable et l’enregistreur vocal afin d’assouvir mon ressenti sur la crise sanitaire et ses conséquences sur mon psychisme. Rien que ça !

Quel moment de la journée je préfère pour écrire mon journal du confinement ?

Le matin tôt, dès l’aube… Euh, rien à voir avec Victor Hugo, hein ! Donc le matin, au moment où mes neurones recalculent mon potentiel de vitalité, quand mes idées fusent à n’en plus finir, je blablate dans mon micro ! Et c’est parti pour un épisode du journal de confinement.

Pourquoi ?

  • pour me rassurer !
  • pour entendre ma voix et comprendre que je suis en vie !
  • pour rire !
  • pour enregistrer une idée pertinente, aussi ! Enfin, parfois.

Parce que je ne sais pas vous, mais moi, le silence abyssal m’a fait penser plus d’une fois que j’étais la seule en vie. Flippant. Enfin, certains sont heureux. Et c’est tout le paradoxe de cette situation : il y a deux groupes de confiné·e·s.

L’exercice de l’écriture, contrainte ou soif de vivre ?

Donc entre bonheur et décadence, il faut choisir !

Nous avons les trop heureux·e·s qui peuvent s’adonner à des loisirs dont ils n’avaient jamais le temps. Les trop heureux de dormir des heures en plus, les trop heureux de ne plus travailler, les bricoleurs du dimanche devenus les bricoleurs perpétuels…

Et puis, les angoissés, parfois coincés dans des logements minuscules à compter les grains de poussière, les hyperactifs sous caféine, les drogués du sport en plein air…

Parmi ceux-là, une communauté s’adonnant habituellement à l’écriture a regardé la pile de cahiers ou l’écran du PC avec ardeur et vaillance ! Le Graal.

S’enfermer et écrire ce roman en 3 parties, ce recueil de poésie, sa biographie. Au travail !

Et donc moi, je m’empressais de dicter mes idées et questionnements sur mon dictaphone. Dans la lumière artificielle qui précède la lueur du jour, dans le bruissement des draps, avec la voix endormie et incertaine, le matin uniquement. En repensant à ce livre lu dans mon enfance : “Les 79 carrés” de Malcolm J. Bosse. Un livre que je n’ai jamais oublié !

Et si on se réappropriait notre espace ? Dans ce livre, un enfant côtoie un vieillard, ex taulard. Le vieil homme lui demande de délimiter le jardin en carrés de 1 mètre sur 1 mètre et de s’allonger 1 heure dans chacun, en observant la moindre chose.

Et s’il suffisait de changer de point de vue chez soi, bouger, déplacer ce meuble et rester à cette nouvelle place et observer. Ne serait-ce pas le meilleur moyen pour développer le sens de l’observation, changer de point de vue pour prendre conscience. Être confiné ne va pas à l’encontre d’une aventure intérieure révélatrice. Le confinement peut générer la créativité y compris en écriture.

Comment raconter le confinement dans un journal ?

Vous voulez savoir à quoi ressemble mon journal épisodique. Écoutez donc cet extrait du 21 avril 2020.

J’ai intitulé cet épisode : Village de voitures.

Après le confinement, on relit des mots confits ?

Essayons de nous projeter après la “libération” ! Relire le journal de confinement plusieurs semaines ou mois après par exemple. Quelle sera notre vision en tant que lecteur ou lectrice de notre  vie ?

À votre avis ?

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