Tout savoir sur mon recueil de nouvelles, 7 nouvelles au jardin

Recueil de nouvelles 7 nouvelles au jardin
Recueil de nouvelles 7 nouvelles au jardin

Après la première phase d’écriture de mon recueil de nouvelles, une correction et une relecture, il s’est avéré que les premières nouvelles étaient insuffisamment étoffées. Au fur à mesure de l’écriture, j’ai constaté que j’écrivais naturellement des nouvelles plus longues, plus travaillées.

De fait, j’ai vu une énorme différence et un déséquilibre entre les premières histoires courtes (1 à 4) et les dernières (5 à 7). Il a fallu retravailler l’écriture pour harmoniser le tout afin d’obtenir un recueil de nouvelles harmonieux, tant dans la consistance que dans le style général.

J’ai travaillé en particulier sur :

  • la logique et l’enchaînement des événements,

  • les verbes d’action, les adverbes,

  • la fluidité entre les paragraphes,

  • l’enrichissement des détails de description.

Nouvelle 1 La pivoine

Dans le cadre d’un jardin de ville, à mi-chemin entre un parc et un jardin potager, une jeune femme, Edith, va accidentellement côtoyer une adolescente, Elsa. Maxime est lui un adolescent qui est amoureux d’Elsa. Ce personnage n’intervenait qu’en fin de nouvelle, pour la chute de l’histoire. C’était un personnage secondaire, mais j’ai jugé qu’il pouvait intervenir plus tôt pour amener du piquant à l’histoire. Elsa l’évoquait seulement puis on le retrouvait physiquement brièvement à la fin du récit.

J’ai rajouté un événement de nature à dérouter le lectorat et Maxime apparaît désormais presque comme un bouffon.

Le cyprès, nouvelle numéro 2

Au départ, cette nouvelle était composée de moins de mille mots. En la relisant, j’étais moi-même déçue par la longueur et la chute trop rapide. J’ai eu l’idée de donner plus d’étoffes à un personnage celui du badaud, Célestin. Celui-ci restait à l’extérieur du jardin et menaçait Elsa en jetant des objets vers elle. Je lui ai donné plus d’ampleur et un vrai rôle qui plus est lié à un autre personnage. Il y a donc trois personnages dans cette histoire et notamment Elsa qui est présente dans la nouvelle La pivoine.

Finalement, après avoir créé un contexte pour Célestin, on comprend l’agressivité de celui-ci grâce aux détails sur sa vie. Et cela permet de saisir qu’il n’en veut pas à Elsa. Cela pouvait paraître curieux du reste au départ tel que formulé (Il jetait des objets dans le jardin vers Elsa.).

Ayant développé la relation Célestin/Berny (un jardinier), la nouvelle prend une autre tournure et prend de la consistance. Imaginez donc comme cette histoire était un embryon au départ, une sorte de trame développée ! Et finalement Elsa est un personnage qui sert de liant entre les deux personnages masculins. Elle est un prétexte en somme !

La rose, 3e nouvelle

La rose est la fleur romantique par excellence. Il sera peut-être étonnant de voir qu’un lycéen essaye de séduire une camarade avec ce procédé. Mais Maxime a une corde à son arc, sa mère est fleuriste ! Il n’a pas eu à chercher bien loin, me direz-vous. Qui essaye-t-il de charmer dans cette histoire ? Il s’agit d’Elsa qui fréquente un parc mixte et s’occupe d’un jardinet. Donc les fleurs, elle aime ça, mais aussi ce mec qui est assis devant elle en cours et dont elle rêve d’embrasser la nuque plutôt que de faire des fractions…

Bref, Maxime va en cachette déposer une rose chaque jour dans le jardin où se rend sa dulcinée. Mais le problème est que ce jardin appartient à quelqu’un d’autre. Ces roses sont-elles destinées à la jeune fille ? Elsa en doute tout en étant charmée.

Il y a bien quelque indice qui pourrait l’aider à savoir… C’est en dehors du jardin qu’il faut suivre nos deux tourtereaux pour comprendre la suite de l’histoire.

C’est la nouvelle que j’ai retravaillée en dernier, estimant qu’elle était la moins attractive. J’ai développé la fin de l’histoire pour créer un rebondissement supplémentaire plus marqué.

La jachère fleurie, une nouvelle sombre

Deux hommes figurent dans cette histoire… On devine que le premier est entre deux âges. Le second est d’une autre génération. L’un revient s’installer dans la ville où il semble avoir grandi, l’autre se réfugie dans le jardin de cette même ville. Ont-ils un lien ? Un passé trouble plane sur eux et on va le découvrir au fur et à mesure. Le jardinage sert de sevrage pour l’un et l’ensemble du site du jardin de manière générale attire le plus jeune qui croit y trouver un havre de paix.

La nouvelle initiale passait vite sur le lien entre les deux personnages justement. J’ai corrigé ce défaut en intégrant deux souvenirs du passé, chacun étant une version à double face du même événement. Cela a amené de la profondeur et une meilleure compréhension de l’ambiance trouble.

C’est une nouvelle sombre qui parle à la fois de violences, mais aussi de résilience.

Les pieds de la rhubarbe, une satire sociale et politique

Dans cette nouvelle, on côtoie deux personnages que rien ne lie, sinon une proximité dont ils n’ont pas conscience. Cette proximité est matérialisée par le jardin que l’un admire depuis une maison et l’autre directement puisqu’il y cultive des plantes. À l’insu l’un de l’autre, ils se servent de ce carré de jardin de manière plus ou moins honnête !

Elle, Augustine, est servante dans la maison et l’autre, Aymeric, est un homme obsédé par les fleurs blanches. Il cultive une parcelle dans le jardin. Timide et introverti, il préfère les nouvelles technologies.

Un incident va provoquer leur rencontre de manière incongrue.

Dans cette nouvelle, l’humour se glisse dans les situations et dans la langue. L’action est vive et entraînante. La base était là, ne restait plus qu’à harmoniser et enlever du superflu, des tournures de phrases trop alambiquées. Et puis, pour respecter la structure de deux paragraphes par personnage, il m’a fallu ajouter un épisode concernant Aymeric juste avant le final. Mais quoi dire ?

Rapidement, un personnage secondaire qui se matérialise à la fin m’a permis de faire une liaison utile et fluide plus tôt dans l’histoire. Le tour est joué !

Le titre, Les pieds de la rhubarbe, correspond à un point de convergence entre les deux personnages principaux. L’un la cultive, l’autre s’en sert en tant que cachette.

Les grains de riz

Voici une nouvelle très ancrée dans son temps entre lutte sociale et politique. Les intérêts individuels se heurtent à des décisions politiques. C’est sans compter sur l’imagination et la détermination de quelques personnages.

Bianca, pour commencer est jeune et dynamique. Le jardin public municipal qui est le cadre de la nouvelle l’intéresse à titre personnel. L’hystérie va la gagner quand elle apprendra que le jardin est convoité pour un projet qui le verrait disparaître.

Elle ne le sait pas, mais un élu de l’opposition municipale est lui aussi furieux par le projet prévu en lieu et place du jardin.

La nouvelle était assez aboutie lors de la première écriture. J’ai juste amélioré la liaison entre certaines phrases et puis la dernière partie (dialogue et deux derniers paragraphes).

L’objectif était d’améliorer la compréhension, la fluidité, la justesse des mots (adverbes, verbes…).

La fleur de grenadier, dernière nouvelle

Cette nouvelle était bien développée au départ. Il fallait peaufiner en fin de compte la logique dans l’enchaînement des événements notamment, car on navigue entre passé et présent :

  • calcul des âges par rapport aux dates,
  • calcul des âges entre personnages

Et puis la fin de la nouvelle qui parle de mises en scène de scénarios possibles sur la fin de vie de Madalena était largement à revoir dans sa construction. C’était confus tel que présenté (scènes jouées par Émeline et Théo).

J’ai effectué un travail de réécriture sur les détails, la fluidité, les liaisons entre les phrases.

Et puis, j’ai éliminé une partie de paragraphe qui parlait d’un détail inutile. Le lecteur n’y aurait vu aucun intérêt. N’ayant pas la capacité de le rattacher logiquement à autre chose et puisqu’il n’apportait rien à l’intrigue, je l’ai supprimé, tout simplement.

Enfin, pour harmoniser les titres des nouvelles, le titre provisoire « La fontaine » devait changer. En effet, une fleur figure dans chaque titre de nouvelle. Je savais que je voulais mettre un détail floral à la tenue vestimentaire de Madalena. Je ne devais pas choisir une fleur liée à des événements politiques réels liés au Portugal comme l’œillet (révolution). J’ai fait des recherches sur la flore du Portugal puisque l’héroïne vient de ce pays. J’ai ainsi opté pour la fleur de grenadier.

L’ordre des nouvelles dans le recueil 7 nouvelles au jardin

L’ordre initial du recueil de nouvelles est différent de celui que j’ai finalement choisi. La pivoine est demeurée la première, La fleur de grenadier la dernière. Celle-ci s’appelait provisoirement La fontaine. Je voulais qu’elles portent toutes un nom de fleur ou directement en lien avec le végétal. J’ai donc rajouté un attribut vestimentaire à Madalena, une fleur de grenadier, sur son chapeau. Pour choisir l’ordre, j’ai écrit sur une feuille les titres puis les thèmes et les sigles + et/ou – qui signifient nouvelle à l’accent plutôt positif, négatif ou mixte.

Cela m’a énormément aidée à trouver un équilibre entre des nouvelles très positives et des nouvelles sombres.

Reste à savoir si la mayonnaise prendra ! Pour accéder au recueil, cliquez ici.

Pour lire une nouvelle en accès libre sur mon site ( 3e prix à un concours), voici le lien : Sardineland.

Je suis ici :
Carole Bessiere
Rédactrice de contenus web, autrice de fiction, community manager, relectrice et correctrice.