MONSIEUR SOURIRE

Voici un sujet dit difficile, parce qu’il aborde la thématique de la douleur psychologique. Elle peut se manifester au cours d’un deuil, d’une séparation, d’un problème de santé…

J’ai imaginé Monsieur Sourire en “guérisseur” tout en faisant comprendre à la fin de l’histoire que parfois, rien ni personne ne peut soulager la peine. Le temps, souvent ! Bonne lecture.

 

La porte de l’immeuble au numéro 140 se referme lentement. Une ombre se faufile sur le trottoir, aussi sombre que le matin.

C’est une dame qui marche sans lever la tête, sans rien voir à côté d’elle. Ses épaules semblent lourdes d’un fardeau invisible.

Une autre ombre, à peine esquissée, se met à suivre la dame triste. C’est une ombre légère et pleine de vie. C’est M. Sourire qui se dessine. Il a une mission.

Soudain, il surgit devant la femme et se plaque sur sa bouche. La dame surprise, fait un bond, lève la tête et prend conscience de ce qui l’entoure. Elle entend les oiseaux, sent le parfum des lilas et son visage s’illumine.

M. Sourire se laisse glisser hors de cette figure et repart discrètement, flou comme un fantôme.

La ville est vaste. La ville est triste de ces gens malheureux. M. Sourire a beaucoup de travail.

 

D’autres albums, c’est par ici.

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En bas de page d’accueil, la galerie de photos met en scène le début de Monsieur Sourire.